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16 05 2008 14:45
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sauvage ou d'élevage

Point de vue d´expert :

Sauvage ou d'Elevage : Le Saumon, un Aliment Bien Contrôlé et Bon pour la Santé
par Dr Gérard Bazet le 23/03/2005

Sauvage ou d'élevage : le saumon, un aliment bien contrôlé et bon pour la santé

 

Comme l’ensemble des poissons et notamment comme tous les poissons gras, le saumon a une bonne image santé, légèrement ternie par les résultats d’une étude américaine qui a fait grand bruit il y a quelques mois. Qu’en est – il précisément ? Quelles raisons ont conduit l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) à ne pas modifier ses recommandations concernant la consommation de saumon.

La revue « Science » a publié il y a quelques mois, un article relatif au saumon d’élevage. Les auteurs ont recherché des contaminants organochlorés dans des échantillons de saumon acheté dans des magasins de grandes surfaces de 16 grandes villes d’Amérique du nord et d’Europe, dont Paris à raison de 3 filets de poissons par points de vente.

Selon les résultats de ce travail, le saumon d’élevage européen contient des taux de composés organochlorés très supérieurs à ceux du saumon sauvage et à ceux du saumon d’élevage originaire d’Amérique du nord et du sud.

S’appuyant sur les normes de l’agence américaine de l’environnement, les auteurs de l’article estiment que la consommation de saumon devrait être limitée à un repas ou 200g par mois. Pour l’AFSSA, cette étude « n’apporte pas d’éléments spécifiques nouveaux sur la présence de dioxines, PCB et pesticides dans le saumon, poisson gras ». Les résultats quantitatifs de ce travail « sont cohérents avec les résultats des plans de surveillance menés par le ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales pour ce qui est des dioxines, et restent en deçà de la teneur maximale européenne ».

Selon l’AFSSA, aucune anomalie n’est détectée dans le cadre de plan de surveillance.

En réalité, les auteurs fondent leur étude sur un modèle mathématique récent de l’agence américaine de protection de l’environnement, approche différente de celle qui est utilisée par l’OMS. Pour l’AFSSA, « si l’ensemble de ces données souligne l’importance de la surveillance des contaminants, il paraît non fondé de revenir sur les évaluations et recommandations antérieures, au seul vu de cette étude ». L’agence renouvelle donc sa recommandation de consommer du poisson au moins deux fois par semaine en alternant les espèces (grasses et non grasses), dans le cadre d’une alimentation équilibrée, afin de bénéficier des effets protecteurs des acides gras oméga 3 présents dans les poissons gras, dont le saumon.

  

DR Gérard Bazet

Le quotidien du médecin du 14 octobre  2004

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