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16 05 2008 09:40
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pathologie cancéreuse

Point de vue d´expert :

Prévenir la Pathologie Cancéreuse : Quelle Pratique Diététique au Quotidien ?
par D. Galtier Avril 2006

Prévenir la pathologie cancéreuse : Quelle pratique diététique au quotidien ?

 

Manger équilibré, consommer davantage de fruits et légumes, contrôler la consommation de matières grasses et de sucres, préférer le poisson et la viande blanche aux viandes rouges et à la charcuterie, diminuer le sel et l’alcool, choisir des bons modes de cuisson et de conservation, adopter une bonne hygiène de vie… sont les principes de base d’un équilibre nutritionnel pour lutter contre certaines pathologies dégénératives, comme le cancer.

Tous les experts s’accordent à dire que les principes de l’alimentation méditerranéenne sont favorables à la prévention des cancers.

Ses principes de base sont faciles à comprendre et à suivre :

  • Abondance de produits céréaliers complets, de fruits et de légumes, d'aromates (ail, oignon, épices, herbes...)
  • Utilisation régulière de l'huile d'olive comme corps gras, consommaton quotidienne de légumineuses, de noix et de graines
  • Consommation régulière, mais très modérée, de vin rouge, de poisson, de poulet et d'oeufs (quelques fois par semaine)
  • Consommation limitée d'aliments sucrés (quelques fois par semaine), de viande rouge (quelques fois par mois)
  • Apport calorique quotidien raisonnable (de 1800 à 2500 kcal par jour)

Adopter ce type d’alimentation, c’est lutter contre l’excès de poids, favoriser la diminution des facteurs de risque de cancer et la prévention des accidents cardiovasculaires.

7 objectifs à atteindre:

Manger varié et équilibré : seule une alimentation variée et équilibrée apporte les quantités de vitamines et micronutriments nécessaires pour entretenir une bonne santé et prévenir notamment des maladies dégénératives comme les cancers.

Les fruits et légumes : c’est l’ensemble de tous les micronutriments contenus dans les fruits et légumes qui agissent en synergie ou qui s’additionnent entre eux, permettant ainsi de diminuer ces risques de cancers.

Les tomates, poivrons (surtout le rouge), pastèque, melon, mangue, carotte et tous les autres légumes pigmentés rouge-orangé. Ces légumes et fruits sont extrêmement riches en caroténoïdes et carotènes. L’absorption des ces antioxydants, dont les propriété protectrices sont étudiées depuis de nombreuses années, serait améliorée par la cuisson.

Les brocolis, chou fleur, choux de Bruxelles et toutes les autres variétés de crucifères: rôle préventif dans l’apparition du cancer du sein ou de l’appareil digestif.

Les matières grasses et les sucres : contrôler la consommation de matières grasses et de sucres pour prévenir l’excès de poids. Le surpoids important et l’obésité sont des facteurs qui favorisent la survenue de certaines formes de cancer, notamment de l’endomètre, du pancréas, de la thyroïde et des vois biliaires.

Une alimentation très légèrement hypocalorique serait protectrice contre les cancers grâce à une production amoindrie de radicaux libres.

Une alimentation trop riche en sucres raffinés entraîne une production d’insuline élevée. Or l’excès de cette sécrétion insulinique permanent est soupçonné de favoriser l’apparition et la croissance des cellules cancéreuses.

Choisir le plus souvent le poisson et la viande blanche. Les charcuteries et à un moindre degré la viande rouge sont mises en cause dans certaines études, ce n’est jamais le cas pour le poulet ou le poisson. Les viandes blanches et les produits de la mer ne sont jamais facteurs de risque de cancer. Leur consommation semble même parfois diminuer le risque, du moins pour les poissons.

Réduire le sel et l’alcool : les boissons alcoolisées sont fortement impliquées dans l’augmentation du risque de nombreux cancers (bouche, larynx, foie, colorectal, sein…) On recommande de ne pas dépasser plus de deux verres par jour pour les hommes et un verre par jour pour les femmes. Le sel en excès, tout comme les produits de salaison, sont également souvent soupçonnés d’augmenter les risques de cancer notamment de l’estomac.

Les bons réflexes cuisson et conservation : il est conseillé de ne consommer qu’occasionnellement des viandes et des poissons grillés à la flamme, salés ou fumés, et d’éviter de manger le jus de cuisson.

En ce qui concerne la conservation, l’action cancérogène de nombreuses mycotoxines est reconnue. Les facteurs favorisant pour le développement de ces mycotoxines dans les aliments (graines de céréales, poivre…) sont essentiellement les mauvaises conditions de stockage, notamment à une température entre 28 et 33°C, avec un fort taux d’humidité et d’oxygène, en présence d’insectes et surtout  sur des graines abîmées.

Si le taux de pesticides autorisé est connu, il faut s’assurer qu’il ne reste pas de trace de produits phytosanitaires sur les aliments délivrés au consommateur, ce qui n’est pas toujours aisé. Ce dernier doit donc garder le réflexe de laver les fruits et légumes à grandes eaux lorsqu’il veut les consommer avec leur peau. Les produits «bio» peuvent ici trouver un intérêt, mais il ne faut pas oublier qu’il peut toujours avoir danger à ne pas traiter les fruits et légumes. En effet, il peut se développer des moisissures qui sécrètent des mycotoxines, dont on ignore les teneurs et dont certaines d’entre elles sont des produits cancérigènes actifs.

Hygiène de vie (tabac, activité physique…) : le tabagisme (même passif) et la sédentarité restent des facteurs qui influencent le plus la survenue des cancers.

La réduction progressive de la nicotinémie, sur 3 mois ou plus, limitent les manifestations associées (anxiété, prise de poids) et donnent du temps pour un bon suivi des mesures hygiéno-diététiques adaptées.

Prévenir la Pathologie Cancéreuse D. GALTIER, Diététicien, Centre Hospitalier F.H. Manhès, Fleury-Mérogis Nutritions Diabète & Facteurs de risque – Avril 2006 – Vol.4 – N°25 P.130 à 135

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